En montagne avec… AndyCurly

Il y a un mois je vous présentais mon amour pour la montagne et mon idée de lancer un projet collaboratif : « En montagne avec…« .
Le principe est simple : recevoir un invité chaque mois pour qu’il vous parle de son histoire d’amour montagnesque (avec ph
otos à l’appui!).

Après Djisupertramp et Margot Mchn c’est maintenant au tour d’AndyCurly.
Andréanne est expatriée à Montréal et est ce que j’appelle une montagnarde pure souche car elle est née et a grandi dans les montagnes. Et moi je trouve ça chouette de voir que l’on peut encore être émerveillée et impressionner par les montagnes même quand elles nous sont si familières.

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Ma mère aime raconter que petite, quand on rentrait de vacances, j’applaudissais dès que je voyais les montagnes réapparaitre!

Je suis née à Chambéry, j’ai grandi sur le Mont Pezard & j’ai étudié à Genève. Les montagnes n’ont jamais été très loin. J’y ai passé les 26 premières années de ma vie, vécu la plupart de mes meilleurs souvenirs, mais aussi mes plus grandes frayeurs.

La montagne c’est celle qui m’a rendu grognon quand au mois de juillet il fallait partir skier sur les glaciers pendant que les copains, eux, étaient à la plage (même si la plage, j’aime pas vraiment ça). La montagne c’est celle qui m’a terrifié le jour où j’ai perdu mon ski dans une crevasse à Saas Fee. La montagne me crispe à chaque rando, à chaque hors piste, à chaque départ de slalom, et pourtant c’est aussi ce qui me galvanise. La montagne me secoue & me bouleverse dès qu’on prononce le mot avalanche (il peut même y avoir de la colère). Et puis, face à ces vastes étendues blanches, sans trace, sans bruit, la montagne m’intimide.

La montagne c’est l’excitation. Celle des premiers flocons qui tombent, des sommets qui commencent à blanchir. L’émerveillement du premier matin, tu sais, celui où tout est blanc. La montagne m’a rendu euphorique l’hiver où j’ai pu descendre à l’école en luge. Et c’est en montagne que j’ai eu des papillons dans le ventre, quand Pierrot m’a embrassé à un peu plus de 3 000 m d’altitude.

C’est en montagne que j’ai eu le plus de fierté. La fierté après chaque ascension, la fierté à chaque fois que je suis montée sur un podium, la fierté aussi quand je vois mon frère & ma soeur crapahuter jusqu’aux sommets, sans râler, sans montrer le moindre signe de fatigue. Et puis la fierté quand j’ai appris à skier à ces enfants qui n’étaient jamais venus « à la neige ». Ces enfants qui étaient tellement heureux à la fin de la semaine de pouvoir descendre une piste bleue.

La montagne me fascine et ne cesse de m’ébahir. Ses alpages, ses plateaux, ses lacs, sa faune & sa flore, ses falaises, ses arrêtes, ses crêtes, ses pics, tout est si beau. La montagne me rend sereine, quand je suis dans le jardin de mes parents avec le clapotis de la fontaine & la Chaîne de Belledonne en toile de fond. De là, j’ai la douce impression que rien ne peut nous arriver. La montagne me fait vibrer quand je dévale les pistes en famille ou que je danse toute l’après-midi sur les tables de la Folie Douce avec les copains. La montagne m’emplit de joie quand on grimpe tous les 5 (allez, 6 si on compte Hot-Dog (HotDog c’est le chien!)) aux Grands Moulins, au Lac des Grenouilles ou aux Férices. Elle m’emplit de joie quand avec mes cousins, on s’embarque dans des plans galère comme une rando de nuit pour admirer le lever du soleil au sommet ou encore une sortie raquette quand il y a beaucoup trop de neige.

Voilà, je crois que c’est pour toutes ces émotions là que j’aime la montagne.

Retrouvez Andréanne sur son blog et sur instagram

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